Arthur Maxime Chuquet, französischer Germanist und Historiker, Membre de l´Academie Française (Membre d´Institut de France )

 

 

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Photographie : Professor Arthur Maxime Chuquet (Rocroi/Ardennes, Frankreich 1851-Villemomble b. Paris, Département de île de Françe , Frankreich, 1921). Ritter (chévalier de la Légion d´Honneur ) und Offizier der Französischen Ehrenlegion (Officier de la Légion d´Honneur) , Mitglied der Academie Française (membre de l´Institut de France) , Korrrespondierendes Mitglied der Preussischen Akademie der Wissenschaften . Historiker und Germanist.

Verwandtschaftsgrad : Urenkel von André Chuquet (1760-1802) und Marie Anne Terrien (1759-1815). Sohn von Maxime Chuquet und Rebecca Chuquet geborene Woerdenhoff . Neffe 2 Grades von Alphonse Charles Henri Chuquet de Montigny , dem Sohn des Bruders des Grossvaters väterlicherseits  von Arthur Maxime Chuquet, Jacques André Chuquet (1783-1862, Sohn von André Chuquet und Marie Anne Terrien) aus dessen 1809 in Cléve Grand Duché de Berg mit der Niederländerin Henriette Théodòre Chuquet geb. Krul/Crul 1786-La Wanzenau, Departement du Bas Rhin , II Kaiserreich der Franzosen, 1867 , Tochter des Jan Pieter / Jean Pierre Crul /Krul (Haarlem/Vereinigte Niederlande, 1760-Nijmeegen/Vereinigte Niederlande 1789), und der Jeanne Elisabeth Crul geb. Steeenmuller (1760-1792) geschlossenen Ehe . (Dieser Alphonse Charles Henri Chuquet de Montigny, wiederum der Ur-Urgrossvater der Edith Pusich und der Ur-Ur-Urgrossvater des Alexander Graf Trenewan) .Urgrossonkel 3 Grades mütterlicherseits (Ur-Urgrossonkel) von Kurt v. Wahl Walther 1 Graf Trenewan (über Lina Gabrielle Emilie Chuquet de Montigny verwitwete Meyer verheiratete Andt, Strasbourg , 1845-Wanzenau , Kreis Strassburg-Land Reichsland Elsass Lothringen des Deutschen Kaiserreichs , 1897 -Grossmutter mütterlicherseits von Kurt v. Wahl-Walther Graf Trenewan), Urgrossonkel 4 Grades  von Edith Pusich (über ihren Vater Kurt v. Wahl-Walther Graf Trenewan), Ur-Urgrossonkel mütterlicherseits von Alexander Graf Trenewan .(über seine Mutter Edith Pusich * Coburg/Bayern, 1949 und ihren Vater Kurt v. Wahl-Walther Graf Trenewan,Ulm/Donau/KönigreichWürttemberg im Deutschen Kaiserreich ,  1903-Coburg /Bayern/Bundesrepublik Deutschland  ,1972, seinem Grossvater mütterlicherseits)

Arthur Maxime Chuquet (* 1853 in Rocroi; † 1925) war ein französischer Historiker, Spezialist für Deutschland und die französische Revolution insbesondere der napoléonischen Periode.

Er war Professor für deutsche Literatur an der École normale supérieure in der Pariser Rue d’Ulm im Pariser Quartier Latin. Weiterhin war er zwischen 1888 und 1924 noch verantwortlich für die Veröffentlichung der Revue critique d’histoire et de la littérature (Kritische Betrachtung der Geschichte der Literatur). Im Jahr 1900 wurde er zum Mitglied der Académie des sciences morales et politiques gewählt. Ab 1907 war er korrespondierendes Mitglied der Preußischen Akademie der Wissenschaften.[1]

Werke

  • Le Général Chanzy, 1823–1883 (1884)
  • La Campagne de l’Argonne (1792) (1886)
  • Les Guerres de la Révolution: 1. La Première invasion prussienne (11 août – 2 septembre 1792) (1887)
  • Les Guerres de la Révolution: 2. Valmy (1887)
  • Les Guerres de la Révolution: 3. La Retraite de Brunswick (1887)
  • Les Guerres de la Révolution: 4. Jemappes et la conquête de la Belgique (1792–1793) (1890)
  • Les Guerres de la Révolution: 5. La Trahison de Dumouriez (1891)
  • Les Guerres de la Révolution: 6. L’Expédition de Custine (1892)
  • Les Guerres de la Révolution: 7. Mayence (1792–1793) (1892)
  • Les Guerres de la Révolution: 8. Wissembourg (1793) (1893)
  • Les Guerres de la Révolution: 9. Hoche et la lutte pour l’Alsace, 1793–1794 (1893)
  • J.-J.-Rousseau (1893)
  • La Guerre 1870–71 (1895)
  • Les Guerres de la Révolution: 10. Valenciennes (1793) (1896)
  • Les Guerres de la Révolution: 11. Hondschoote (1896)
  • Paris en 1790, voyage de Halem. Traduction, introduction et notes par Arthur Chuquet (1896)
  • La Jeunesse de Napoléon (3 volumes, 1898–1899) Texte en ligne 1 2 3
  • L’École de Mars (1794) (1899)
  • L’Alsace en 1814 (1900)
  • Études de littérature allemande (2 volumes, 1900–1902). Texte en ligne 1 2
  • Stendhal-Beyle (1902)
  • Dugommier (1738-1794) (1904)
  • La Légion germanique (1792-1793) (1904)
  • Études d’histoire (7 volumes, 1905–1912)
  • Un prince jacobin, Charles de Hesse ou le général Marat (1906)
  • Journal de voyage du général Desaix: Suisse et Italie (1797). Publié avec introduction et notes par Arthur Chuquet (1907) Texte en ligne
  • Souvenirs du baron de Frénilly, pair de France (1768-1828). Publié avec introduction et notes par Arthur Chuquet (1908) Texte en ligne
  • Mémoires du général Griois (1792-1822). Publié par son petit neveu, avec introduction et notes par Arthur Chuquet (2 volumes, 1909) Texte en ligne 1 2
  • Littérature allemande (1909)
  • Épisodes et portraits (3 volumes, 1909–1911)
  • Quatre généraux de la Révolution: Hoche et Desaix, Kléber et Marceau. Lettres et notes inédites suivies d’annexes historiques et biographiques (1911–1920)
  • Ordres et apostilles de Napoléon (1799-1815) (4 volumes, 1911–1912)
  • Lettres de 1792 (1911)
  • Lettres de 1793 (1911) Texte en ligne
  • Lettres de 1812 (1911)
  • Lettres de 1815 (1911)
  • La Campagne de 1812. Mémoires du margrave de Bade. Traduction, introduction et notes (1912)
  • Inédits napoléoniens (2 volumes, 1913–1919) Texte en ligne 1 2
  • Le Général Dagobert (1736-1794). L’armée sous l’ancien régime et sous la Révolution; Nice et Sospel; les combats devant Perpignan; la conquête de la Cerdagne; représentants et généraux à l’armée des Pyrénées-Orientales, la Seu d’Urgel (1913)
  • L’Année 1814. La campagne de France. Les alliés à Paris. Aux mois d’avril et de mai. En Alsace. Quelques généraux. L’île d’Elbe. Le congrès de Vienne. Lettres et mémoires(1914)
  • Dumouriez (1914) Texte en ligne
  • De Frédéric II à Guillaume II. Chiffon de papier, Reims et Dresde, Hermann et Roland, Pangermanisme, Alsace et Belgique, Voix d’Amérique (1915)
  • Allemands d’hier et d’aujourd’hui, esquisses historiques (1918)
  • Les Chants patriotiques de l’Allemagne, 1813-1918 (1920)
  • Le Départ de l’Ile d’Elbe (1921)

Einzelnachweise

  1. Hochspringen Mitglieder der Vorgängerakademien. Arthur Maxime Chuquet. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, abgerufen am 9. März 2015.

 

( Quelle: Deutschsprachige Wikipedia , siehe dort auch Verlinkungen und Quellen)

 

 

 

Arthur Maxime Chuquet (né le 1er mars 1853 à Rocroi – mort le 7 juin 1925 à Villemomble) est un historien français, spécialiste de l’Allemagne et de la période révolutionnaire et napoléonienne.

Sommaire

Biographie

Fils d’un fonctionnaire de la douane établi à Metz1, Arthur Chuquet est élève à l’école primaire de la place Friedland puis entre au lycée de la ville en 1862 pour en sortir en 1870 avec un baccalauréat ès lettres. La même année, il sert dans la garde nationale à Metz1.

En 1871, il entre à l‘École normale supérieure où il étudie l’histoire et la littérature auprès d‘Ernest Bersot et de Louis Edmond Gusse jusqu’en 1874. En 1874, il part faire un voyage d’études en Allemagne, à Leipzig, où il suit les cours de Georg Curtius,Rudolf Hildebrand (de) et Friedrich Zarncke (de). Entre 1875 et 1876, il est auditeur invité aux conférences de Heinrich von Treitschke, Karl Viktor Müllenhoff et Theodor Mommsen1.

Chuquet passe l’agrégation d’allemand en 18761, date à laquelle il commence à exercer au Lycée Saint-Louis de Paris. Il garde ce poste jusqu’en 1886, date à laquelle il devient professeur de littérature allemande à l‘École normale supérieure. Il passe sa thèse sur la Campagne d’Argonne de 1792 en 18872.

Il reçoit le grand prix Gobert de l‘Académie française en 1887.

Il est directeur de publication de la Revue critique d’histoire et de la littérature de 1888 à 19242. Suppléant de Guillaume Guizot, il est nommé titulaire de la chaire de Langues et littératures d’origine germanique au Collège de France à partir de 1893 avant d’être élu membre de l‘Académie des sciences morales et politiques en 1900. De 1901 à 1921, il est professeur d’allemand à l‘École supérieure de guerre à Paris.

Ouvrages

  • Le Général Chanzy 1823-1883 (1884)
  • La Campagne de l’Argonne (1792) (1886)
  • Les Guerres de la Révolution : 1. La Première invasion prussienne (11 août – 2 septembre 1792) (1887)
  • Les Guerres de la Révolution : 2. Valmy (1887)
  • Les Guerres de la Révolution : 3. La Retraite de Brunswick (1887)
  • Les Guerres de la Révolution : 4. Jemappes et la conquête de la Belgique (1792-1793) (1890)
  • Les Guerres de la Révolution : 5. La Trahison de Dumouriez (1891)
  • Les Guerres de la Révolution : 6. L’Expédition de Custine (1892)
  • Les Guerres de la Révolution : 7. Mayence (1792-1793) (1892)
  • Les Guerres de la Révolution : 8. Wissembourg (1793) (1893)
  • Les Guerres de la Révolution : 9. Hoche et la lutte pour l’Alsace, 1793-1794 (1893)
  • J.-J.-Rousseau (1893)
  • La Guerre 1870-71 (1895)
  • Les Guerres de la Révolution : 10. Valenciennes (1793) (1896)
  • Les Guerres de la Révolution : 11. Hondschoote (1896)
  • Paris en 1790, voyage de Halem. Traduction, introduction et notes par Arthur Chuquet (1896)
  • La Jeunesse de Napoléon (3 volumes, 1898-1899) Texte en ligne 1 2 3
  • L’École de Mars (1794) (1899)
  • L’Alsace en 1814 (1900)
  • Études de littérature allemande (2 volumes, 1900-1902). Texte en ligne 1 2
  • Stendhal-Beyle (1902)
  • Dugommier (1738-1794) (1904)
  • La Légion germanique : (1792-1793), Paris, Imprimerie militaire R. Chapelot et Cie,‎ 1904, VII-386 p., in-8° (lire en ligne).
  • Études d’histoire (7 volumes, 1905-1912)
  • Un prince jacobin, Charles de Hesse ou le général Marat (1906)
  • Journal de voyage du général Desaix : Suisse et Italie (1797). Publié avec introduction et notes par Arthur Chuquet (1907) Texte en ligne
  • Souvenirs du baron de Frénilly, pair de France (1768-1828). Publié avec introduction et notes par Arthur Chuquet (1908) Texte en ligne
  • Mémoires du général Griois (1792-1822). Publié par son petit neveu, avec introduction et notes par Arthur Chuquet (2 volumes, 1909) Texte en ligne 1 2
  • Littérature allemande (1909)
  • Épisodes et portraits (3 volumes, 1909-1911)
  • Quatre généraux de la Révolution : Hoche et Desaix, Kléber et Marceau. Lettres et notes inédites suivies d’annexes historiques et biographiques (1911-1920)
  • Ordres et apostilles de Napoléon (1799-1815) (4 volumes, 1911-1912)
  • Lettres de 1792 (1911)
  • Lettres de 1793 (1911) Texte en ligne
  • Lettres de 1812 (1911)
  • Lettres de 1815 (1911)
  • La Campagne de 1812. Mémoires du margrave de Bade. Traduction, introduction et notes (1912)
  • Inédits napoléoniens (2 volumes, 1913-1919) Texte en ligne 1 2
  • Le Général Dagobert (1736-1794). L’armée sous l’ancien régime et sous la Révolution ; Nice et Sospel ; les combats devant Perpignan ; la conquête de la Cerdagne ; représentants et généraux à l’armée des Pyrénées-Orientales, la Seu d’Urgel (1913)
  • L’Année 1814. La campagne de France. Les alliés à Paris. Aux mois d’avril et de mai. En Alsace. Quelques généraux. L’île d’Elbe. Le congrès de Vienne. Lettres et mémoires(1914)
  • Dumouriez (1914) Texte en ligne
  • De Frédéric II à Guillaume II. Chiffon de papier, Reims et Dresde, Hermann et Roland, Pangermanisme, Alsace et Belgique, Voix d’Amérique (1915)
  • Allemands d’hier et d’aujourd’hui, esquisses historiques (1918)
  • Les Chants patriotiques de l’Allemagne, 1813-1918 (1920)
  • Le Départ de l’Ile d’Elbe (1921)

Notes et références

  1. a, b, c et d (de) Christoph König (Éd.), Internationales Germanistenlexikon 1800-1950, Walter de Gruyter, 2003, p. 331.
  2. a et b (de) Christoph König (Éd.), op. cit., p. 332.

Liens externes

 

(Quelle: Französischsprachige Wikipedia, siehe dort auch Einzelbelege und Verlinkungen : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Chuquet)

 

 

Шюке, Артур

Материал из Википедии — свободной энциклопедии
Артур Шюке
Дата рождения: 1 марта 1853[1]
Место рождения: Рокруа, Рокруа (кантон),Шарлевиль-Мезьер,Арденны, Шампань — Арденны, Франция
Дата смерти: 7 июня 1925[1] (72 года)
Место смерти: Q244716?
Страна: Flag of France.svg Франция
Место работы: Коллеж де Франс[2]
Альма-матер: Высшая нормальная школа
Commons-logo.svg Артур Шюке на Викискладе

Артур Максим Шюке (28 февраля 1853, Рокруа — 7 июня 1925, Вильмомбль) — французский военный историк и литературовед, специализировавшийся на истории Германии, немецкой литературе и периоде Наполеоновских войн; также занимался изучением Франко-прусской войны и творчества Руссо и Стендаля.

Родился в семье таможенника города Мец. Начальное образование получил в школе Фридланд, в 1862 году поступил в лицей, который окончил в 1870 году со степенью бакалавра, после чего несколько месяцев служил в национальной гвардии Меца. В 1871 году поступил в Педагогический институт, где изучал историю и литературу до 1874 года. Позже совершил учебную поездку в Германию, в Лейпциг, где слушал лекции многих известных германских историков.

С 1875 по 1876 год был помощником ряда учёных-историков на научных конференциях. В 1876 году занял должность преподавателя немецкого языка в Сент-Луисском лицее Парижа, в 1886 году стал преподавателем немецкой литературы в Педагогическом институте. В 1887 году озвучил тезисы своих исследований о событиях 1792 года в Аргоне, которые затем стали темой его докторской диссертации. С 1888 по 1924 год возглавлял научный журнал Revue critique d’histoire et de la littérature. В 1893 году возглавил кафедру немецкого языка и литературы в Коллеж де Франс, в 1900 году был избран членом Академии моральных и политических наук. С 1901 по 1921 год преподавал немецкий язык в Высшем военном училище в Париже.

Наиболее известные работы: Le général Chanzy (1884), Les guerres de la révolution (11 томов, 1886—1896), La guerre 1870-71 (1895), La jeunesse de Napoléon (3 тома, 1897—1899), Études de littérature allemande (2 тома, 1900—1902), Un prince jacobin, Charles de Hesse (1906), Allemands d’hier et d’aujourd’hui, esquisses historiques(1918).

Ссылки

  • Список профессоров Коллеж де Франс

(Quelle : Russischsprachige Wikipedia , siehe dort auch EInzelbelege und Quellen :https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%A8%D1%8E%D0%BA%D0%B5,_%D0%90%D1%80%D1%82%D1%83%D1%80)

 

Professor Chuquet den Stimmen anderer Historiker und Forscher : 

„Arthur Maxime Chuquet, né en 1853 à Rocroi et mort en 1925 à Villemomble, est un critique et un historien français, spécialiste de l’Allemagne et de la période révolutionnaire. Fils d’un fonctionnaire de la douane établi à Metz, bachelier ès lettres en 1870, il sert, la même année, dans la garde nationale à Metz. En 1871 il entre à l’École normale supérieure où il étudie l’histoire et la littérature.

En 1874 il part faire un voyage d’étude en Allemagne, il suit les cours des universités de Leipzig et de Berlin. Agrégé d’allemand en 1876, Chuquet commence à exercer au Lycée Saint-Louis de Paris. En 1886 il devient professeur de littérature allemande à l’École normale supérieure. Il passe sa thèse sur La Campagne d’Argonne de 1792 en 1887.

Directeur de publication de la Revue critique d’histoire et de la littérature, collaborateur de grandes revues étrangères et titulaire de la chaire de Langues et littérature d’origine germanique au Collège de France à partir de 1893, Arthur Chuquet est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1900. De 1901 à 1921, il est professeur d’allemand à l’École supérieure de guerre à Paris.

Dès 1886 il commence à écrire un nombre impressionnant d’ouvrages

Le Général Dumouriez

Le Général Dumouriez

portant pour la plupart, non pas seulement sur sa « spécialité », la littérature germanique, mais sur l’histoire militaire de la Révolution et de l’Empire dont il devient „Le“ spécialiste de sa génération.

Les titres les plus importants sont sa série de onze volumes Les guerres de la révolution, les trois tomes de sa Jeunesse de Napoléon. Il écrit également des études de campagnes militaires particulières et des études biographiques de militaires de l’époque révolutionnaire comme par exemple : Dumouriez, Charles de Hesse, Hoche, Desaix, Kléber, Marceau.

La liste de ses ouvrages est longue et avec ses nombreuses publications, Arthur Chuquet fait partie des pionniers des études révolutionnaires et militaires. Son nom figure sur toutes les bibliographies mais… il est peu connu du grand public. C’est pourtant un personnage intéressant et un grand historien de la Révolution française selon les critères en vigueur à son époque.

Ses partis-pris historiques sont favorables au mythe de l’honneur français maintenu par l’armée contre les « excès » révolutionnaires. Associé au groupe des républicains radicaux admirateurs de la Révolution, il donne à sa plume une tonalité politique qui le démarque de la plupart des écrivains-militaires de la fin du XIX° siècle et du début du XX° siècle, aux idées le plus souvent, conservatrices.

Les Guerres de la révolution sont publiées pendant les années 1887-1896.

Dans le tome 2, intitulé : Valmy, Arthur Chuquet nous conduit sur les collines de l’Argonne…non loin du moulin de Valmy… voici donc la lecture d’extraits de son Histoire…

- LES GUERRES DE REVOLUTION : 2. Valmy (1887) – Arthur Chuquet (1) – « Deux lignes de hauteurs d’une glaise aride, s’élèvent parallèlement l’une à l’autre en avant de Sainte–Menehould, à droite de la grande route qui mène à Châlons, non loin de Bionne. La première ligne servait de camp à l’armée de Dumouriez. La seconde est séparée de la première par une vallée assez étroite, couverte à cette époque de profonds marécages, et comprend deux hauteurs : le mont d’Yvron et le tertre de Valmy. Le mont d’Yvron s’étend entre la Bionne et la butte de Valmy. Le tertre de Valmy, séparé de l’Yvron par une prairie où coule, durant quatre mois de l’année, le petit ruisseau de Coupré, doit son nom au village qui se cache derrière lui, dans le bas du vallon. Sa crête est étroite et escarpée ; elle était alors couronnée d’un moulin à vent qu’on voyait de très loin. Durant la journée du 20 Septembre, l’Yvron devait être occupé par l’avant-garde Dumouriez, et le tertre de Valmy, ou, comme on disait à cette époque, la butte du moulin, par le gros de l’armée Kellermann.

La grande route de Sainte-Menehould à Châlons laisse donc à sa droite l’Yvron et (à une petite lieue) le village de Valmy, à gauche Dampierre-sur-Auve et Gizaucourt. Elle passe par Dommartin-la-planchette, Orbeval et la Lune, pour descendre de là, presque en ligne droite jusqu’à Châlons, à travers une grande et triste plaine dont le sol crayeux commence à se couvrir de sapinières. C’est la route que Louis XVI avait suivie quinze mois auparavant, et suivie deux fois, la première fois en plein silence, heureux et se livrant à l’espoir, la seconde fois, abattu, désespéré, environné de gardes nationaux qui venaient en foule des villages du Clermontois, au son du tocsin, brandissant leurs fusils et leurs faux, criant non pas « vive le roi » mais « vive la nation » et « vivent les patriotes ». Orbeval était alors la première maison de poste avant Sainte-Menehould ; c’est là que l’inquiétude avait saisi les fugitifs qui ne voyaient venir aucun des détachements promis par M ; de Bouillé. C’est à Sainte-Menehould que le maitre de poste Drouet avait reconnu Louis XVI. C’est la descente de Dommartin-la-planchette, au bas de la Grèverie, que le comte de Dampierre, seigneur de Hans, avait été massacré sous les yeux de la famille royale, qui reprenait captive le chemin de Paris et peut être, le 22Juin 1791, en passant pour la seconde fois à Orbeval, Louis XI vit-il à droite de la route le moulin de Valmy. Il ne se doutait guère que sa destinée se déciderait irrévocablement l’année suivant près de ce moulin, et qu’au milieu des mornes plaines qu’il traversait, l’armée étrangère, désormais son unique espoir, viendrait s’épuiser dans l’inaction, la misère et la faim. La route en parlant d’Orbeval, s’élève par une longue rampe jusqu’à l’endroit où aboutissent deux chemins de traverse, celui de Somme-Bionne et celui de Gizaucourt. Ce carrefour porte le nom de la Lune qu’il doit, dit-on, à sa forme circulaire. On aperçoit de là Orbeval, Dommartin-la-planchette, le tertre de Valmy et la chaine de l’Argonne qui dessine dans le lointain ses sommets boisés. Il y avait alors au bord de la route une maison isolée qu’on nommait l’auberge – ou la cense – de la Lune. Ce lieu est très aride, sans plantation et sans ombrage, sans ruisseau, sans la moindre source ; il faut chercher l’eau jusqu’aux villages de Gizaucourt, de la Chapelle et de Saint-Mard où passe la rivière d’Auve. Au nord-est s’étend une plaine immense très fertile en froments ; mais au sud-ouest le sol, formé d’un calcaire crayeux, que recouvre à peine une légère couche de terre végétale, ne produit que des seigles et des marsages ; aussi, la limite de ce terroir stérile a-t-elle reçu le nom expressif de marche à famine. C’est sur ce plateau triste et désolé, le plateau de la Lune, que l’armée prussienne s’établit dans la journée du 20 septembre ; c’est de là que son artillerie canonna le tertre de Valmy ; c’et là qu’elle campa durant dix jours, en proie au découragement et à la dysenterie, dans de boueux bivouacs.“

(Quelle : http://www.canalacademie.com/ida9471-Les-Academiciens-racontent-l-histoire-La-bataille-de-Valmy-heure-de-gloire-de-la-Revolution-1-2.html)                       „

(Selektion und Zitierung durch Alexander de Trenewan-Pusich Graf Trenewan , 2016)

 

 

 

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